Un soir de réveillon

L'autre jour, nous mangions
Avec tout' la famille,
C'était le réveillon,
Nous étions bien tranquilles.
L'oncle Robert parlait
De sa grande entreprise,
De sa nouvelle Harley,
La joie était de mise
Ce beau soir de Noël
Où chacun racontait
Sa vie, qui était belle
Comme une tass' de thé.
Tante Marie disait
Que le prix des bijous
N'avait jamais cessé
D'être au-dessus de tout.
Heureus'ment que Tonton
Avait un bon salaire
Grâce à son ambition
Et à ses bonn's affaires.

Refrain :
Un soir de réveillon,
Nous parlions de la vie,
De Mamie à Tonton,
Tout l'monde était ravi.
Le repas était bon,
Le vin l'était aussi,
Un soir de réveillon,
Moi, j'apprenais la vie...

L'autre jour, nous mangions
A côté du sapin
Dans notre bell' maison,
Moi, je me sentais bien.
J'apprenais les ficelles
De mon futur métier,
Je tendais les oreilles
Comme un chien bien dressé.
Après ce bon festin,
On ouvrit les cadeaux,
Je savourais le mien,
Mon dieu qu'il était beau !
C'était un p'tit costume
Avec une cravate
« Qui coûtait un' fortune ! »
Disait ma tante Agathe.
Papa me regardait,
Des étoil's plein les yeux,
J'étais plein de fierté,
Sublime comme un dieu.

Refrain

« T'es beau comme un million »,
Me disait mon papa,
« Un vrai petit patron,
Et bientôt tu pourras
Conquérir le marché,
Tu devras fair' tes preuves,
Tu devras surmonter
De nombreuses épreuves
Mais je veill'rai sur toi
Chaqu' jour et chaqu' seconde,
Tu deviendras le roi
De cette immense monde. »
J'étais le plus heureux
Des enfants de la Terre,
En moi brûlait le feu
D'une famille entière
Bénie par le Seigneur
En ce merveilleux soir,
Je sentais le bonheur
Qui m'emplissait d'espoir.

Refrain
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# Posté le samedi 10 novembre 2007 09:55

Médias, blocage et socialisme révolutionnaire

Médias, blocage et socialisme révolutionnaire
Parfois, il se passe plein de choses. Quand on se plaint qu'il ne se passe rien, on voudrait que les choses changent. Mais rien ne bouge et on attend d'avoir quelque chose à raconter. Mais quand une multitude d'évènements arrive, on se sent vite dépassé et on ne sait pas par quel bout commencer. C'est embêtant. Il faudrait que notre cerveau soit directement lié à notre voix ou à notre stylo. On sait ce qui se passe mais on a du mal à l'expliquer de façon intelligible. Alors d'autres le font à notre place et se servent de leurs compétences relatives et de leur écho pour transformer les choses selon la volonté de ceux qui les dirigent.
Vous savez certainement ce qui se passe en ce moment. Les étudiants sont en grève, beaucoup d'universités sont bloquées. Les médias frappent à la porte, on les envoie chier. Normal. Vu ce qu'ils ont fait de tous nos mouvements, je pense qu'on a tout à fait raison de se méfier des caméras de TF1, de France Télévisions ou autre soldat médiatique du gouvernement. Alors, après avoir occupé la fac (dormir deux heures sans matelas dans un amphi aux lumières allumées, c'est pas de tout confort mais ça en vaut la peine), on a décidé de faire nos propres images de notre mouvement. Les médias, c'est nous. Et on fera tout pour qu'elles soient diffusées le plus largement possible.
Alors... Pourquoi sommes-nous en grève ? Pour faire court, l'Etat veut se désengager financièrement des universités et faire en sorte que ce soient les entreprises qui accordent leurs subventions auxfilières qui les intéresseront. Autrement dit, toutes les filières non rentables (comme les langues anciennes, par exemple, qui selon Sarkozy ne servent à rien) s'effaceront au profit... du profit, justement. En gros, les patrons contrôleront nos campus. Bon, cette loi, la LRU, ne se limite pas à ça, il y a tout un tas d'autres inconvénients mais j'ai pas envie de tout réexpliquer sur un blog qui, de toute façon, ne doit pas être très souvent visité, surtout en ce moment.
Nous, les étudiants mobilisés, ne serions selon la droite que des groupuscules d'extrême-gauche voire anarchistes (oulala ! un clin d'oeil à la CNT, en passant...) se servant des blocages pour exprimer leurs frustrations. Eh bien, oui... Le patronnat poussera des râles agonisants lorsque les travailleurs du monde entier, à l'aide d'une faucille et d'un marteau monumentaux, réduiront ses privilèges en lambeaux et instaureront un monde égalitaire où chacun pourra subvenir à ses besoins ! La révolution est en marche, camarades ! Hum... C'était assez caricatural à votre goût ? Enfin, mis à part le lyrisme ridicule, je n'en pense pas moins... Disons aux medias ce qu'ils veulent entendre ! Nous avons pris les universités en otage, méchants êtres que nous sommes !
Ceux qui nous traitent de fanatiques extrémistes n'ont rien compris. Le capitalisme n'aboutit qu'à l'injustice. Nous ne voulons pas d'une université à l'américaine qui coûtent des dizaines de milliers de dollars par an. C'est pas normal ?

PS : Bises. Portez-vous bien et venez voter dans les assemblées générales. Si vous êtes lycéens, rejoignez le mouvement, ça vous concerne aussi.
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# Posté le vendredi 09 novembre 2007 15:00

Modifié le samedi 10 novembre 2007 10:06

Encore meilleure que la précédente

Un grand blond que je connais depuis pas mal de temps joue de la basse à côté de moi. Il est quatre heures de l'après-midi, on s'était couchés il y a onze heures, l'esprit tout embrumé après de nombreuses discussions sur la vie, tout ça... Comme d'hab', on a parlé de notre conception du monde, de nos opinions, des choses bizarres que l'on a en nous et qui nous font parfois faire des trucs qu'on ne comprend pas toujours, nous y compris.
Je me suis dit que j'étais communiste mais ENTRE AUTRES. Marre de passer pour le rouge de service. Paraîtrait que les néo-bolcheviks sont austères. Renseignez-vous, les gars. On n'est pas des vieux croutons du Parti Communise, nous on veut un grand rassemblement anticapitaliste et révolutionnaire, c'est légèrement différent.
Je me suis dit que le conflit israelo-palestinien n'était pas aussi complexe qu'on voudrait nous le faire croire. Vive la Palestine libre !
Je me suis dit que j'avais trop de chansons en stock et qu'il allait bien falloir qu'on les mette en musique un jour ou l'autre. J'ai chanté dans une salle remplie de vieux souriant jusqu'aux oreilles. C'était pas une maison de retraite, c'était les noces d'or (50 ans de mariage, ça fait beaucoup, quand même...) de mes grands-parents.
Je me suis dit que ce blog ne servait plus à grand chose mais que je n'avais rien à perdre alors je vais continuer de l'alimenter de temps en temps.
Je me suis dit que j'allais continuer mon roman, bosser pour payer mes études, prendre des cours de clavier, travailler ma voix, me remettre à faire de la BD et tenter de comprendre un maximum les gens qui m'entourent, tous ceux qui me procurent du bonheur de près ou de loin.
Je me suis dit que l'année qui arrive serait encore meilleure que celle que je viens de vivre. Y'a intérêt, hein.
Ce blog n'est pas mort. Pas encore.

# Posté le vendredi 31 août 2007 10:18

...

Ecrire une chanson sur :

- un policier homo
-un écolo du XVIème
-Un curé alcoolique
-un toxico cynique
- un suicidaire joyeux (haha.)
-un condamné à mort
- un américain moyen
- un communiste blasé (donc pas communiste)
- un poisson rouge

# Posté le mardi 07 août 2007 17:28

Sortir de la connerie...

Putains d'enfoirés de nantis ne merde... Ils amassent un magot dont rêverait le plus performant des bandits et condamnent en même temps les petits revendeurs de résine de cannabis parce qu'ils n'ont pas mérité, selon eux, l'argent qu'ils possèdent. Et eux, ces bourgeois de mes deux aux lunettes de presbytes casse-couilles et à la raie du fion bien plaquée sur le côté, ils gobent les billets de banque comme des cachetons d'ecstasy en clamant que c'est la loi du marché. Ils dégueulent sur les pédés et pourtant ils adorent la sodomie puisqu'ils nous enculent tous avec une allégresse sans bornes qui rappelle l'excitation générale des victoires sportives de ce foutu territoire qui sent le coq au vinaigre et le camembert entouré de mouches à merde. Comment ne pas être vulga ire en voyant ces connards se rengorger comme des paons, en les regardant faire grossir leurs bedaines dégoulinantes de champagne hors de prix au fur et à mesure que des millions d'estomac s'assèchent ?... Et nous, qu'est-ce qu'on fait ? Perdus dans nos multiples soucis, dans ce putain de merdier fait de tracas dérisoires, de frustrations perpétuelles, on se dit qu'il faut que ça change. Faut toujours que ça change. Faut pas que ça stagne. Remplacer tout ce bordel réactionnairo-catholico-capitalo-xénophobo-homophobo-libertophobe par un autre bordel totalement opposé, c'est une belle idée. Il paraît que les belles idées sont condamnées à rester dans leurs chrysalides sans jamais connaître la métamorphose qui pourrait les faire passer de l'état de rêve à l'état de réel. Je m'en bats les couilles du réel. Ce que je veux, c'est le bien-être. Et tant pis si le bien-être n'est pas réel, je le veux quand même. J'aimerais bien foutre une torgnole gargantuesque aux maîtres de l'univers et les étrangler avec leurs cravates gris foncé. Ils aiment tellement le gris : cheveux gris, costumes gris, voitures grises, qu'ils veulent en foutre partout. Ils éjaculent peut-être de la semence grise, ces connards... Ils ont aussi la peau grise comme les évêques, des putains d'évêques qui ne baisent que dans des rêves érotiques bannis et maudits par la morale chrétienne de ce continent de dégénérés, qu'on a cloné il y a quelques siècles pour en faire un autre, encore plus con, à l'autre bout de l'Atlantique. On flique, on achète, on punit au nom de principes qui se basent sur un truc abstrait dont l'existence reste à démontrer et on oublie qu'on n'est rien, que dalle, qu'on est tous au même niveau et que, pour que les choses ne se cassent pas encore plus la gueule, faudrait penser à regarder un peu plus loin que la fenêtre de son voisin. Juste regarder, arrêter de mettre des cadenas sur ses paupières, cesser de regarder en haut et voir un peu ce qui se passe en bas. C'est pas aussi joli que le papier glacé de ces magazines cervellovores, il n'y a pas autant de projecteurs, ceux qui sont bronzés ne se paient pas des séances d'ultraviolets, ils le sont de naissance. On leur dit que s'ils veulent être beaux comme à la télévision, il faut qu'ils essaient, au péril de leur santé, de leur temps, de leur équilibre mental, de travailler, de trimer le plus possible pour gagner un maximum de thunes. Le monde fonctionne comme ça : on naît, on bouffe, on dort, on travaille, on procrée, on essaie d'oublier qu'on se fait chier et on crève, soulagé de pouvoir s'emmerder pour l'éternité au lieu de s'échiner à cueillir deux ou trois pommes dans un verger monumental destiné à alimenter des bouches pleines de dents éclatantes de blancheur, celles des anus sur pattes qui défecquent leurs discours merdiques sur nos tronches. Ouais. Pessimiste ? Sombre ? Sarcastique ? Et tout un tas d'autres termes... Voilà une pseudo-analyse un peu exagérée, me direz-vous, pauvres autosatisfaits prétentieux, vous qui voulez remplacer la solidarité par la charité, par une vocation humanitaire de façade qui se résume à balancer un peu de vos restes aux masses du haut de vos perchoirs. Je ne suis rien d'autre qu'un de ces jeunes roquets totalement incapables de structurer leurs pensées et s'évertuant à crier des conneries véhémentes et idéalistes. Ca me sort par les trous de nez, ce genre de remarque. Vous, les énarques de cette grosse mascarade qu'est le capitalisme, prétendez que changer tout ce que vous avez façonné relève du surnaturel parce que le mérite fait tourner la planète et qu'il n'y en aura jamais assez pour tout le monde... Alors vous vous foutez de nos sales gueules d'attadés sans aucune notion d'économie, vous souriez comme des enfoirés de vautours remplis de fierté. De toute façon, on n'est pas dangereux. Fini, le temps de la paranoïa américaine où celui qui croyait que Marie n'avait pas enfanté sans avoir eu la chance de se payer un peu de plaisir sexuel était automatiquement considéré comme... ah, oserai-je écrire ce mot barbare ?... communiste ! Entre les bouffeurs de dollars, les conservateurs à la peau rougeâtre et les donneurs de leçons en cols blancs, les nouveaux-nés doivent s'attendre à se faire botter leurs fesses pleines de talc. Et si on déchirait ce putain de tableau de peinture académique ? On pourrait le remplacer par une explosion de formes et de couleurs qui se mélangeraient les unes aux autres. Oh, ça se fera pas du jour au lendemain, certes. Je sais même pas si ça se fera un jour... Mais je vois pas pourquoi on fermerait nos boîtes à contestations ! La vie, c'est pas facile. Pas besoin d'être un expert en sociologie pour le savoir. Mais il y a des améliorations possibles, des tas de mecs sont tombés pour des trucs qui nous paraissent aujourd'hui tout à fait normaux. Ce que les gens qui veulent tout foutre en l'air souhaitent, ce sont aussi des choses tout à fait normales, qui coulent de source. Pour l'instant, on bouge, on gueule, on gesticule pour que les uns se rendent compte de la connerie des autres. Il suffit simplement d'être contre la connerie. La base de la révolte, c'est le sentiment de se faire entuber. Le reste arrive après. Je sais pas vraiment quels sont les moyens exacts de sortir de cette impasse et ça me tue. Faudrait qu'on se réunisse tous et qu'on cherche ensemble, on finirait sûrement par trouver. Faut juste y penser, c'est déjà un grand pas.

# Posté le mardi 31 juillet 2007 09:16